Formation des utilsateurs d'un système d'information sanitaire
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Troubles de l’odorat : porte d’entrée à d’autres maladies

Pr Mohamed Keïta

Ils sont dus surtout aux rhinites chroniques, aux rhinosinusites, au vieillissement, aux traumatismes crâniens

Pour la compréhension des troubles de l’odorat ou de l’olfaction par le grand public, une explication anatomique de spécialistes en Oto-rhino-laryngologie (ORL) s’impose. Ces compétences expliquent que pour entendre et sentir, il faut impérativement quatre phénomènes. Ceux-ci sont l’aéroportage des odeurs, puis la traversée du mucus pour qu’il y ait ensuite la transduction. Et enfin, il y a la prise en charge de l’information sur les odeurs par les nerfs périphériques olfactifs pour la relayer au bulbe olfactif (il s’agit selon la littérature médicale d’une zone du cerveau située à proximité des fosses nasales et qui appartient au système nerveux central). On parle de trouble de l’odorat quand il y a des perturbations ou altérations de ces mécanismes ou phénomènes. Le Pr Mohamed Keïta chef du service ORL du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré explique que les troubles de l’odorat peuvent être révélateurs de beaucoup d’autres maladies. Il importe donc de consulter les bonnes compétences en présence de ces troubles. Ceux-ci apparaissent, selon le spécialiste, dans 15 à 20% des consultations au service ORL de Gabriel Touré pour des indications de rhinites chroniques ou des rhinosinusites. A en croire le scientifique de Gabriel Touré, les troubles de l’odorat représentent la 3è ou 4è cause de consultation dans son service. Le prestigieux spécialiste en ORL qui fait autorité dans sa discipline explique qu’il y a des grandes causes aux troubles de l’odorat ou de l’olfaction. Celles-ci sont entre autres les rhinites chroniques, les rhinosinusites, le vieillissement, les traumatismes crâniens. Les malades font très souvent recours à l’expertise des spécialistes en oto-rhino-laryngologie pour leur prise en charge. Sur les appréhensions diffuses, liées à la diminution de l’olfaction avec l’âge, le grand maître rassure que ceci est un phénomène naturel. Il précise à ce propos qu’à partir de 65 ans, on commence à enregistrer naturellement une réduction de l’olfaction. Et, le constant est établi par les spécialistes qu’à partir de 80 ans, on a soit une réduction de l’olfaction (hyposmie), soit une perte de l’olfaction (anosmie). Les malades sont amenés à consulter pour ces causes citées. Au cours de ces consultations médicales et sur la base d’interrogatoire du malade que les spécialistes en ORL, posent le diagnostic des troubles de l’odorat. Par ailleurs, le Pr Mohamed Keïta rappelle qu’il y a deux grands groupes de troubles olfactifs : les quantitatifs et les qualitatifs. Le spécialiste en ORL note dans les troubles quantitatifs, le sujet peut ne rien sentir (anosmie) mais il peut aussi enregistrer une diminution de l’olfaction (hyposmie). Dans certains cas aussi c’est une exagération de l’olfaction d’où l’hyperosmie. Notre interlocuteur révèle aussi que pour les troubles olfactifs qualitatifs, il peut y avoir une perception de mauvaise odeur par le sujet alors que son voisinage immédiat trouve même cette odeur agréable. Dans ce cas de figure, il reste seul à sentir une odeur nauséabonde (parosmie). Parmi les troubles olfactifs qualitatifs, on trouve aussi les hallucinations olfactives. Le sujet est parfois seul à trouver une sensation particulière d’odeur dans un lieu qui ne sent pas. Il hallucine donc (phanthosmie) et laisse croire à une sensation d’odeur. Le spécialiste en ORL de Gabriel Touré souligne que les troubles qualitatifs peuvent être engendrés par d’autres pathologies, notamment la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie entre autres. Le Pr Mohamed Keïta rappelle que le diagnostic de la pathologie est basé sur l’interrogatoire du malade. Mais il s’empresse de préciser que dans les pays qui boxent médicalement un cran au dessus de nous, il existe des tests olfactifs. Mais au Mali, les spécialistes, les oto-rhino-laryngologistes utilisent quelques fois des tests détournés. Pour la manifestation des troubles de l’olfaction, le malade au décours d’un rhume par exemple peut simplement dire qu’il ne sent rien. Il peut avoir la même sensation au décours d’un traumatisme aussi. Le chef du service ORL de Gabriel Touré souligne que les troubles olfactifs sont complexes. Leur prise en charge nécessite une équipe pluridisciplinaire. Parce que les troubles de l’olfaction peuvent être causés par des maladies des glandes et d’autres comme l’Alzheimer, la schizophrénie, le syndrome sec et l’épilepsie entre autres. Il en faut donc en référer aux bonnes compétences. A ce propos, les spécialistes en ORL demeurent le premier contact pour les sujets atteints de troubles de l’odorat. Eux, peuvent connaître l’origine des troubles et orienter le malade chez le spécialiste requis. A titre d’exemple, le trouble olfactif dû à une infection dentaire, est référé aux odontostomatologistes par le médecin ORL.

Source : http://www.essor.ml/troubles-de-lodorat-porte-dentree-a-dautres-maladies/

 

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